Aux Etats-Unis, après le passage plus que ravageur de la dernière crise immobilière, les ventes ne repartent pas malgré des taux de crédit plutôt avantageux. A Dubai, après une période de forte croissance, le prix de l’immobilier a fait une chute libre en 2009 pour perdre 50% de sa valeur. Aux Etats-Unis comme à Dubai, le crash immobilier a forcé le retrait des acheteurs. A l’heure actuelle, en France, la crise en est à un autre stade: Les acheteurs sont bien présents, c’est l’offre qui est absente notamment en région parisienne.
Ces dernières années, en France, l’’instabilité économique ayant renforcé la valeur de la pierre, les propriétaires français s’y sont attachés pour traverser la crise. D’où une baisse de l’offre et une augmentation des prix. Dans la capitale, les vendeurs profitent de cette pénurie pour gonfler leurs prix, sachant qu’ils trouveront preneur quoi qu’il advienne. De l’autre côté, les personnes désirant faire l’acquisition de murs font la queue et paient le prix fort. Ceci explique la hausse globale des prix 2010 confirmée par la FNAIM.
Cependant, plusieurs opportunités vont probablement atténuer la timidité des propriétaires, et peut-être contribuer à la remise en confiance des vendeurs.
1. L’État français possède 60 millions de mètres carrés représentant 45 milliards d’euros. Il se trouve cependant que la gestion du parc immobilier étatique français est plutôt mal optimisée, et que certaines restructurations permettent aujourd’hui à l’’État français de revendre des unités de ses biens immobiliers. L’État français aura récolté 1.4 milliard d’euros en cession immobilière en 2008. D’ici à 2013, ce ne sont pas moins de 1700 biens qui vont être mis en vente, ce qui garantit un revenu non négligeable pour le gouvernement, mais surtout une remise en marche des mises en vente sur le territoire français.